théâtre 95direction Joël Dragutin

On ne peut pas rire de tout et de n’importe quoi

Colères / François Rollin
One man show - 12 > 22 février et 25 > 26 avril
du mardi 12 février
au vendredi 22 février

et vendredi 25
et samedi 26 avril
à 21h

avec François Rollin

lumière Fabrice Bihet
régie Guillaume Lesage

Quand le peuple perd l’espoir, sa colère finit toujours par s’exprimer.
JACQUES CHIRAC

production Théâtre 95
Productions illimitées

re-création 95

coécrit et mis en scène par Joël Dragutin

Ce soliloque d’un fou ordinaire est signé François Rollin et Joël Dragutin. La rencontre de l’année… Résultat : un objet théâtral du troisième type, écrit sur le fil du rasoir, d’une acuité, d’une drôlerie implacable. Le Nouvel Observateur • Bel exercice de style : le texte serré de François Rollin et Joël Dragutin est une démonstration minutieuse de ce que les psy appellent une névrose obsessionnelle, et qui n’a de cesse d’imposer sa vertigineuse logique. Télérama • Ce spectacle d’une grande intelligence sucite un rire nouveau, aïgu et d’une rare qualité. Info Matin • On reconnaîtra là la patte de Joël Dragutin qui règle ce spectacle avec une logique implacable, un rien d’insolence et de mal élevé. La Terrasse • Il nous fait rigoler comme des bossus… Vous allez aimer ça, c’est obligatoire ! Charlie-Hebdo • Dire qu’il est génial est un euphémisme, tant son spectacle, écrit avec Joël Dragutin, nous enchante, nous bouleverse et nous fait rire. Pariscope

Pensez-vous qu’il soit convenable de rire le 11 novembre, alors que les vraies occasions de rire ne manquent pas (14 juillet, 1er avril, etc.) ? Est-il normal qu’un éléphant puisse impunément manger le goûter d’un enfant en visite au zoo ? A-t-on le droit d’imposer à un ami en vacances une ratatouille dont il ne veut pas ? Faut-il laisser les comiques professionnels rire (de bon coeur, qui plus est !) du malheur des gens (drogue, maladies mortelles, déboires familiaux, etc.) ? Devons-nous applaudir lorsque des enfants meurent sur nos routes, assassinés par des conducteurs désinvoltes ? Peut-on, sans réagir, laisser des parents éduquer leur enfant de quatre ans à la délinquance ? Croyez-vous qu’un adolescent qui bousille intégralement une cabine téléphonique publique fasse cela par « hasard » ? Voulez-vous d’une société qui ignore systématiquement ces héros et qui récompense chaleureusement ses criminels ? Quarante écuyers roumains qui chantent en italien ( !?!?) en se trémoussant sur des manches à balai, est-ce cela, la « culture » contemporaine ? Il est temps que quelqu’un se lève pour l’affirmer haut et fort : on ne peut pas rire de tout et n’importe quoi.
François Rollin

Gros plan sur… François Rollin
J’ai adapté les spectacles du génial québécois Pierre Légaré. J’ai été très fier de créer Seul à l’Européen en octobre 2005. Je l’ai été encore plus de le jouer à Paris au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse de septembre 2006 à mars 2007. J’ai écrit le spectacle Colères avec Joël Dragutin, qui m’a mis en scène. Je suis fier comme un pou de ce qu’on a fait ensemble. Il m’a emmené très loin. Je songe à reprendre la route avec ce spectacle… plus de 10 ans après*. J’ai croisé létrange Jean-Jacques Vanier. J’ai coécrit et mis en scène deux de ses spectacles. On a bien bossé, et ça s’est su. Jean-Jacques a écopé d’une nomination aux Molières 2007 pour L’Envol du pingouin. J’ai croisé l’inclassable Patrick Robine, l’ineffable Pierre Aucaigne, et le virtuose Vincent Roca. Je suis leur coauteur, leur metteur en scène, et leur ami. Edouard Baer m’a invité souvent dans des trucs rigolos qu’il faisait à la télé ou à la radio, puis on a fait ensemble Le Grand Mezzeau Théâtre du Rond-Point. En avril 2004, est sorti le DVD du Grand Mezze. Je suis de temps à autre invité au royaume de Kaamelott, j’aime bien ça. Avec mes copains Benoît Delépine et Jean-Marie Gourio, on a inventé la belle grande formule des Guignols de Canal, à contre-courant de ce qui se faisait avant. C’était exaltant. J’ai une authentique affection pour quelques comiques très populaires. J’ai beaucoup travaillé avec Pierre Palmade, j’ai prêté main forte à Jean-Marie Bigard. Je récidiverai à l’occasion. Jean-Michel Ribes m’a convié à Merci Bernard, m’a adoubé dans Palace, et m’a entraîné dans des tas d’autres aventures. Il a mis en scène mon premier spectacle, Hirondelles de saucisson, puis Le professeur Rollin a encore quelque chose à dire…J’aime bien la musique. J’ai été un pilier de Tchouk-Tchouk-Nougâh, un groupe musical burlesque. Ensuite, j’ai conçu et mis en scène un spectacle des Désaxés (quatre saxophones), puis Canard laquéet Sans tambour ni tambourdes Trompettes de Lyon (cinq trompettes). Maintenant, avec mon ami Jean-Félix Lalanne, je donne dans la guitare. Je me suis lié d’amitié avec l’auteur Gérald Sibleyras. C’est ainsi que j’ai mis en scène son remarquable Béret de la tortue, et que j’ai écrit avec lui Le Petit Chat jaune, pour le regretté Darry Cowl. Je me suis penché sur le travail du conteur Gérard Potier. J’ai adoré coécrire et mettre en scène son spectacle Quand je serai petit. Je n’oublie pas ma collaboration avec Chantal Ladesou, Laurent Violet, Serge Riaboukine ou Stéphane Guillon. Chacun m’a apporté de belles émotions. J’ai inventé la formule du Championnat du Monde de récit par équipes en relais. C’est un objet théâtral inattendu qui a cassé la baraque ici et là et notamment à l’occasion des FMR de Rollin à l’Européen. J’ai fait un an de chroniques dans les Matinalesd’Europe 2. Sur la même station, j’ai fait le zouave avec mon ami Laurent Baffie. C’était rigolo. Quand les radios libres sont apparues, je me suis agité comme un fou (Gilda, Mercure, Métropole). J’ai beaucoup appris. France-Inter a longtemps été ma maison. J’y ai servi, dans la joie, Villers, Mermet, et quelques autres. J’y reviens avec plaisir depuis quelque temps dans l’émission de Stéphane Bern Le Fou du Roi. Karl Zéro m’a souvent appelé à la rescousse, et m’a ouvert des espaces de liberté dont j’ai joyeusement profité ( Le Vrai Journal, Le JBN). J’ai fait un bout de chemin avec Ardisson, pour lequel j’ai imaginé Ardimat. C’était une époque. J’ai fricoté avec le cinéma, comme comédien ou comme scénariste. Plein de belles émotions avec Pierre Jolivet, Frédéric Jardin, Rémi Waterhouse, Bertrand Blier ou Danièle Thomson. J’ai été un collaborateur zélé du journal Le Mondependant plus de 10 ans. Ma mère était fière de ça. Je peux comprendre. Je me suis glissé dans les colonnes de Fluide Glacialou de Vu de gauche. Il faut bien militer un peu. J’ai fait les textes de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques dAlbertville. Ma plus belle audience (deux milliards de téléspectateurs). J’ai fait de biens jolis petits bouquins avec Benoît Jacques, avec Michel Bridenne. C’est chouette, les bouquins.
J’ai publié chez Glénat un recueil de chroniques, J’ai réfléchi pour vous et chez Plon Les Grands Mots du professeur Rollin. Chez Warner, en novembre 2004, L’Intégrale du professeur Rollin est sortie en DVD.

Extraits de la biographie de François Rollin par lui-même sur www.francois-rollin.com


* Voici donc un songe qui se réalise.


    Plan du site     |     Contact     |     Crédits