Histoires courtes mais vraies...
ou presque
 
sur la mémoire des habitants de Cergy-Pontoise

d'après une idée d'Alain Grasset et Georges Buisson
Une série de portraits théâtraux et vidéo autour de la mémoire des habitants de Cergy-Pontoise. Cette première saison des « Histoires courtes » nous emmène dans les souvenirs des habitants arrivés sur le territoire de Cergy-Pontoise avant l'édification de la ville nouvelle.
 
     
 

du 14 au 19 mars
mardi et vendredi à 21h, mercredi et jeudi 19h30, dimanche à 17h


Conception et réalisation Diane Calma
Mise en scène Jeanne Champagne, Joël Dragutin, Laurence Février, Anne-Marie Lazarini, René Loyon, Jean-Claude Penchenat

Avec Laure Guillem, Cédric Weber, Stéphanie Lanier, Michel Ouimet

Prises de vue et montage Sylvain Palfroy • Régie générale Fabrice Bihet assisté de Guillaume Lesage

 
« Histoires courtes mais vraies ou presque » est un des épisodes de la série d¹échanges que nous avons vécue avec les gens au cours de nos diverses aventures artistiques. Histoires nées de l'écoute. C'est un plaisir troublant, toujours surprenant, d'écouter les hommes. Ils savent et racontent sur la vie, sur la ville tant de récits inconnus, capables de nourrir l¹imaginaire des architectes comme des artistes. Les écouter, pendant ces 30 années, a été pour nous deux une manière de vivre. C¹est aussi toujours là que nous retrouvons le désir de l¹humanité. La condition, c¹est la relation de confiance. C'est elle qui fait la qualité de l'écoute et donc de la parole. Sans chercher à démêler le vrai du faux, l'imaginaire du réel. Dans les récits des habitants, les deux se mêlent comme dans une oeuvre de fiction.
Et c'est cette confrontation, ce choc que nous avons voulu mettre en scène: celui de la parole des gens et de l'imagination des metteurs en scène et comédiens de théâtre, celui du réel et du théâtre.
Né au TEP dans les quartiers Est de Paris en 84, ce projet a voyagé longuement à La Coupole, à Sénart dans les années 95-98, a obtenu l'autorisation de quelques escapades à Rouen, Dunkerque ou plus près à Conflans-Sainte-Honorine fin 90. Et aujourd'hui, il arrive à Cergy-Pontoise.
Georges Buisson, Alain Grasset

 
« C'est une des fonctions du théâtre et pas la moindre, que d'avoir à parler du passé, ramener la mémoire du passé. » disait Antoine Vitez. Fort de cet adage et désireux de faire du théâtre le territoire d¹une parole reconquise et fière, toujours soucieux de faciliter l¹appropriation populaire des arts de la scène, le Théâtre 95 lance le chantier des Histoires courtes mais vraiesŠou presque , chroniques de la vie des habitants de Cergy-Pontoise arrachée à l'oubli par l¹image et les planches.
D¹après une idée de Georges Buisson et Alain Grasset, quatre étapes de travail vont cartographier les souvenirs de vingt-quatre Cergypontains. Premières paroles aujourd'hui recueillies, celles des hommes et des femmes qui connurent le site dans les années 70, avant la construction de la ville nouvelle et l'explosion citadine. Suivront les témoignages des pionniers, qui vers 1975, investirent cet inédit urbain, ceux des habitants de la maturité de Cergy-Pontoise, dans les années 80 et 90, et enfin ceux des tout nouveaux arrivants.
Interviewés par Diane Calma, les témoins confient à la caméra leur vécu, leurs souvenirs, leurs trajectoires personnelles et leurs visions particulières de la ville. Devenus textes de théâtre, les six portraits composant la première période sont confiés à six metteurs en scène qui choisissent parmi quatre comédiens les interprètes de ces voix d¹hier et d'aujourd'hui.
Le public et les habitants, les habitués du Théâtre 95 et ceux qui, peut-être encore, n¹osent y pénétrer, les amis, les voisins, tous ceux qu'intéressent ces paroles authentiques, pourront découvrir le résultat scénique de l¹appropriation théâtrale des témoignages, à l¹issu duquel seront projetées les interviews filmées des personnages réels dont les mots ont donné naissance à des figures de théâtre.
Entre fiction et autofiction, intimité et mythologies barthésiennes, le théâtre se fait le lieu du commun et de la communauté, comme un anthropologue pour les temps à venir.
Catherine Robert

 

Diane Calma , comédienne et metteur en scène, elle a également réalisé de nombreuses distributions, adaptations et versions scéniques pour le théâtre, notamment pour le Théâtre 95, l¹Odéon et la Comédie Française.

Jeanne Champagne fonde la Compagnie Théâtre Ecoute en 1981 et met en scène des textes de Rachilde, P. Handke, C. Juliet, A. Kristof, E. Bond, E. Zamiatine, H. Von Kleist, Clérambault, J. Vallès, Annie Ernaux (à L'apostrophe-Scène nationale). Son dernier spectacle, George Sand, une femme en politique, a été créé à l¹Assemblée Nationale. Elle initie, à travers des "ateliers Passe-Frontières" un projet artistique international dans les espaces urbains: Antigone encore .

Joël Dragutin fonde le Théâtre 95 en 1985 qu¹il anime depuis en qualité d¹auteur-directeur. Ses pièces, huit à ce jour, traitent des illusions et des mythologies collectives d¹aujourd¹hui et sont, pour la plupart, publiées aux Editions de l¹Amandier. Joël Dragutin est par ailleurs metteur en scène d¹une trentaine de pièces. Il est membre des E.A.T. (Ecrivains Associés du Théâtre) où il anime la commission Auteurs-directeurs.  > en savoir plus

Laurence Février joue au théâtre depuis les années 70, elle tourne à la télévision et au cinéma (dernièrement avec Steven Spielberg dans Munich ...). Elle fonde sa compagnie dans les années 80 et met en scène des auteurs classiques et contemporains. Depuis 2002, elle dirige les recherches et les spectacles de « théâtre-documentaire » produits par sa compagnie, tels que Quartiers , Saturnales...

Anne-Marie Lazarini , comédienne, traductrice et surtout metteur en scène, elle est activement engagée dans de nombreux domaines de la vie théâtrale française. Co-directrice du théâtre Artistic Athévains , elle y a créé la plupart de ses spectacles. Elle donne la priorité à la découverte de grands textes classiques peu connus ou à la création d¹auteurs contemporains.

René Loyon , acteur, metteur en scène, a été associé de 1969 à 1975 à la direction du Théâtre Populaire de Lorraine. Il crée en 1976, avec Yannis Kokkos, sa propre compagnie le « Théâtre Je/Ils ». De 1991 à 1996, il dirige le Centre Dramatique National de Franche-Comté à Besançon. En 1997, il fonde la compagnie R.L., dont la dernière création est Le Tartuffe de Molière, en coproduction avec le Théâtre 95.

Jean-Claude Penchenat, comédien, auteur et metteur en scène est co-fondateur du Théâtre du Soleil en 1964. En 1975, il crée le Théâtre du Campagnol, compagnie qui devient Centre Dramatique National en 1983. Il y a réalisé une quarantaine de mises en scène de textes classiques et contemporains, parmi lesquels Le Bal , adapté ensuite au cinéma par Ettore Scola.

 

saison 2005/2006