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Texte et Mise en scène
de Joël
Dragutin
créé du 10 au 30 juillet 1999
au Festival
d'Avignon
"(...) Ce spectacle se présente
avant tout comme une sorte d'introspection impressionniste
"naïve", presque enfantine, du féminin.
Celle d'un homme de théâtre occidental, acteur
et témoin vivant la fin d'un siècle mondialiste
et uniformisateur, s'interrogeant, sur la différence,
sur le désir et l'altérité, assité
en cela de trois "comédiennes, sages femmes..."
Odile, Mélodie et Katia.
Il présuppose (le spectacle) que chaque " mec,
homme, garçon" a plus ou moins consciemment, à
divers moments de son existence, été traversé
par les mêmes interrogations concernant sa différence,
son identité, son rapport à l'autre sexe.
Qu'est-ce qui est commun aux filles et aux garçons,
aux hommes et aux femmes ? Qu'est-ce qui nous est propre à
nous, les mecs? Qu'est-ce qui nous différencie "d'elles"
? Qu'est-ce qui nous rapprocherait /éloignerait "d'elles"
?
Mais aussi, comment "elles", les filles, les femmes,
les nanas, les meufs, répondent-elles à ces
interrogations, à ces errements ou égarements
plus ou moins existentiels ? Se posent-elles comme nous, symétriquement,
les mêmes questions ? Quelles objections vont-elles
nous apporter ? Quelles réactions, surprises, amusements,
indignations, vont-elles ressentir, exprimer ? Ce qui est
propre a chacune, ce qui commun à toutes ?
Pour ce faire, il nous faudra échapper le plus possible,
ne serait-ce que le temps d'un spectacle, aux discours culturellement
et politiquement corrects dominants sur le sujet, pour parvenir
à formuler ces interrogations telles qu'elles se posent
ou se sont posées dans les périodes de désarroi
intime de notre enfance et adolescence, mais aussi à
certains moments cruciaux de notre vie d'adulte.
Et par la même essayer d'en retrouver la formulation
naïve voire brutale, celle qui a présidé
aux fondements constitutifs de nos identités respectives.
Entr'apercevoir " ce nouvel être, femme-homme/
homme-femme," qui brouille nos codes et repères
familiers, change les règles du jeu, nous contraignant
sans cesse à nous situer entre la figure mythique de
l'androgyne, et celle néo-libérale masculine
de la toute puissance d'un " pouvoir être, tout,
partout, tout le temps''."
JD
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