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Des Artistes
Eloge de la médiocrité
et de l"imposture
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d'après les chroniques d'Octave
MIRBEAU
Spectacle conçu et interprété par Régis
SANTON
17,18,19 Décembre 1998
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Epris de Justice, Mirbeau veut initier son
large lectorat des "honnis" et des "méprisés",
qui sont pourtant "les éducateurs de l'art nouveau".
Sa méthode : se laisser aller à l'émotion
que procure l'oeuvre d'art et découvrir ainsi les sentiments
intimes de l'artiste. Point de dogmes, point de vocabulaire technique,
aucun souci d'intellectualiser, aucune prétention à
l'objectivité, à la Brunetière, aucune velleité
de critique scientifique à la Emile Hennequin, mais une
sensibilité ouverte à toutes les recherches et innovations
- à condition toutefois de sentir vibrer un homme et d'y
trouver une expression esthétique personnelle.
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"Quant à mes
critères d'appréciation, ils se réduisent
à un seul : la vie ! Elle ne s'explique pas: elle
se sent. Elle ne relève pas de la compréhension
intellectuelle, mais s'impose avec toute la force de l'évidence
pour quiconque est doté d'un peu de sensibilité"
Octave Mirbeau
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A propos d'Octave MIRBEAU
"De lui je ne connaissais vraiment que
le "JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE" !... Et encore,
plus le film de Bunuel que son roman. Alors, j'ai lu " LE
CALVAIRE", puis " LE JARDIN DES SUPPLICES" puis
son théâtre ("LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES").
En décidant de monter "LE FOYER", j'ai découvert
une compilation de ses chroniques d'art dont le titre "DES
ARTISTES" était tout aussi étrange que prometteur.
C'est ainsi que j'ai décidé d'en faire quelque chose
sur une scène de théâtre. Après trois
années, le projet existait enfin. Commença, alors,
une période de doute et d'hésitations. Dans la même
période, l'ouverture et la direction du théâtre
Silvia Monfort m'éloigna quelque peu de la scène.
Puis, en Avignon il y eut une découverte : après
sept ans passés sans être remonté sur une
scène, j'ai compris compris qu'on y était mieux
que nulle part ailleurs. Alors est venue l'envie d'y retourner,
je n'ai pas hésité... J'ambitionne de faire entendre
à nouveau, ce texte sans fioritures ni effets de redondances;
offrir un spectacle où le verbe est par essence théâtral."
Régis SANTON
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