acteurs associés

 
du 17 au 30 novembre
  
Les comédiens et artistes qui font vivre et rayonner le projet artistique du Théâtre 95 passent parfois de l'autre côté du plateau pour mettre en scène et créer des textes, des montages, des spectacles qui croisent les disciplines. Chaque saison, nous invitons le public à découvrir ces différentes facettes de leur personnalité artistique et convions quelques-uns de ces artistes à enrichir la mémoire esthétique de notre histoire commune.
 
  

Antoni Artaud
 
Toto le Mômo
 
D'après les textes préparatoires à la Conférence du Vieux Colombier, Histoire vécue d'Artaud-Mômo , et Les Cahiers de Rodez (extraits) d'Antonin Artaud
Imaginé et interprété par David Ayala | Mise en scène Jacques Bioulès et Lionel Parlier

Lumières Serge Oddos et Jacques Bioulès | Coproduction Compagnie La Nuit remue, Montpellier - Théâtre 95, Cergy-Pontoise – Théâtre du Hangar, Montpellier | Production déléguée Théâtre Vidy-Lausanne E. T. E.

Une rencontre de choc entre deux athlètes du cœur et du théâtre : Artaud et Ayala. Ce détonateur théâtral nous avait saisis, secoués en 1997, dès sa création sur notre scène.
David Ayala endosse à nouveau les habits de Toto le Mômo avec une sensibilité enrichie et approfondie par l'intensité et la densité de son propre parcours d'acteur depuis les débuts de ce spectacle.


David Ayala
 

“Beaucoup de questions, de problèmes qui touchent à des sujets très intimes, et que chacun de nous n'ose se poser que dans sa solitude, Artaud a eu le courage de les mettre sur une scène, devant un public, sans ménager personne. Du lieu où il parle, Artaud est seul et cette solitude étrange lui a permis cette incroyable audace, cette révolte intégrale, cet état “d'extrême secousse”. (…) Cette conversation imaginaire reste pour moi, au-delà de la forme d'hommage qu'elle peut constituer, l'occasion de réentendre cette parole qui me semble être l'une des seules aujourd'hui capables (je veux dire l'une des plus courageuses, des plus héroïques) de tenir tête à cet état de lente putréfaction de l'esprit, je veux parler de la falsification systématique du réel, de ce formidable tissu de mensonges dans lequel notre monde semble irrésistiblement s'enfoncer.” David Ayala

Du grand et féroce Artaud (...) toujours d'une grande actualité. Le très beau spectacle de Bioulès et Parlier nous protège des ténèbres et de ses infâmes négociants… Libération • David Ayala incarne la virulence incantatoire des Cahiers de Rodez. Superbe. Aden/Le Monde • Ce qui compte ici, ce qui touche, ce sont les mots d'Artaud (…). Tout ce que David Ayala comprend du plus profond de lui-même. Le Figaro • L'interprétation de David Ayala est bouleversante. Le Midi Libre

Jeudi 17 à 19h30 et vendredi 18 novembre à 21h

 

 
Ni l'ombre, ni la lumière

 
Adaptation et mise en scène Hugues Demorge et Jean-Louis Mouchel-Cadet
D'après le journal de Jacques Prevel, En compagnie d'Antonin Artaud
Avec José Agusti, Zélia Boulanger, Florence Brun, Michel Clouin, Hugues Demorge, Claudine Hugotte, Irène Kiefer, Corianne Mardirossian, Manuel Modrego, Jean-Louis Mouchel-Cadet, Denis Morin, Faustin et Léo
Création du collectif L'Excès inverse

“Il y aurait un... des corps fendant, ouverts sur l'expression d'un dés... accord, une possible peau-sécession. En l'occurrence Jacques Prevel, Antonin Artaud, comme rares défigurants, interloqués mais rompant, des rangées-rogeant. Il y aurait du réel, ou quelque chose de proche. Il s'agirait alors de faire tout un drame, entendre, loin du “maudit” rebattu, la voix essentielle d'un “mal dit” à l'œuvre, c'est-à-dire mal, le mal, du mal, avec... ; entre son et sens, souffle, sou(f)fre, ouf. Off.
Peut-être un discorps de l'améthode originale, de l'aversion, de l'anathème, par les temps qui courent. De la chair, puis du verbe ? Poésie, donc, à même, là. Façon de parler, plutôt que de communiquer, de se refaire après avoir été refait, manière de jouer (-ouïr, oyez !) avec le physique des mots, lesquels nous accusent : de ne pas voir, de ne pas toucher, de ne pas sentir, de ne plus penser ; d'accepter le babil global où se cache le nouveau discours de la servitude. ” Hugues Demorge

“Depuis que je suis à Paris, je n'ai vu que deux hommes vivants et déchirés, Jacques Prevel et Arthur Adamov. Voilà et c'est tout…” Antonin Artaud

Dimanche 20 novembre à 16h

 

La Nuit d'un roi, ou le Roi et le grand-père


photo Bernard Sasia
 

De et par Clémentine Yelnik
Regard artistique Clélia Pirès
Lumières Jean-Jacques Rigaux | Costumes Marylène Bouvet et José Goday
Décors, accessoires Jean-Louis Lacarra | Bande-son Laurent Lafran | Voix de Shakespeare Tim Mc Mullen | Coproduction Les Sept Collines, scène conventionnée – Théâtre de Tulle,
Play-t-il ?, Le Roc du Gour Noir – La Luzège

Comment s'élaborent les métamorphoses de l'incarnation théâtrale ? De quels charmes mystérieux disposent les acteurs pour faire vivre les personnages de théâtre ? Clémentine Yelnik nous invite à découvrir la puissance de l'imaginaire, porte ouverte à la transformation de l'espace vide en théâtre, de l'acteur en héros, de la femme en homme, de l'homme en roi, des mots écrits en jeu, du théâtre en vie, de la vie en théâtre.
Cette performance d'actrice exceptionnelle est un salut vibrant et amoureux à l'art de l'acteur et à la magie fascinante du Théâtre du Globe.

“J'ai écrit Le Roi et le grand-père pour arrêter le temps sur un moment de vie. Je l'ai écrit alors que, deux ans auparavant, j'avais quitté le Théâtre du Soleil, ce grand navire, et que je venais de mettre en scène une comédie musicale pour et par des jeunes en difficulté, qui a ravivé en moi la certitude et la nécessité vitale du théâtre. (…) J'ai commencé à travailler sur cet hommage que je voulais rendre au théâtre, à ceux qui le font exister, à l'échange troublant qui s'opère entre la vie et la poésie du théâtre, et à la place dérisoire qu'occupait le théâtre dans notre 20e siècle où j'écrivais.” Clémentine Yelnik

Jeudi 24 à 19h30, vendredi 25 novembre à 21h

  

Pourquoi ça marche…

 

Imaginé et interprété par François Rollin
Avec la complicité de Joël Dragutin

“Quand j'ai monté, avec la complicité prudente de mon maître, Joël Dragutin, le spectacle Victor Hugo et moi , je ne savais pas le résumer, le dessiner, ou l'imaginer, autrement qu'en disant : “François Rollin dit Victor Hugo, et dit pourquoi il le dit”. Cette fois, en montant, avec la complicité circonspecte de mon bon maître, Pourquoi ça marche…, je ne sais rien dire d'autre que : “François Rollin va défiler sur de la musique militaire, et il va dire pourquoi il le fait”. Tous ceux qui étaient contents la dernière fois le seront cette fois encore. Je prends le pari. Que voulez-vous que nous y perdions ?” François Rollin

“Si quelqu'un peut prendre plaisir à marcher en rang au son d'une musique, cela suffit pour que je le méprise ; c'est par erreur qu'il a reçu un cerveau, puisque sa moelle épinière lui suffirait amplement.”
Albert Einstein , Comment je vois le monde , 1934

François Rollin est le seul comique vivant qui puisse nous consoler de la perte de Coluche et de Desproges. Le Nouvel observateur • Drôle, souvent très drôle, quelque fois irresistible, François Rollin est un humoriste très fin, mais aussi un comédien. Le Monde

Mardi 29 et mercredi 30 novembre à 21h

 

 


saison 2005/2006