Monuments éphémères

Monuments éphémères

Abdallah AKAR
est né en Tunisie. Il arrive à Paris à la fin des années soixante pour poursuivre des études. Il apprend le dessin et la peinture, mais c’est finalement la calligraphie qui le retient. Sa rencontre avec le Maître Ghani Alani, calligraphe irakien, sera déterminante. Depuis 1986, année de sa première exposition publique, il participe à différentes manifestations d’art contemporain en France et dans de nombreux pays (Dubai, Etats-Unis, Italie, Oman…) : expositions personnelles ou collectives, conférences, stages. A côté du papier et de la toile qui lui sont naturels, toujours en recherche, il s’ouvre à de nouveaux supports qui l’orientent vers un travail sur le bois, le textile et le métal.

À partir de janvier 2011

Distribution en cours
En collaboration avec Abdallah Akar et des
associations plasticiennes locales

A partir de janvier 2011, une douzaine de monuments calligraphiques et éphémères seront réalisés dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Ces installations, inspirées chacune par une citation et rendues vivantes par l’intervention d’acteurs, auront pour thème l’art dans la ville. Elles préfigureront, dans chacune des communes, l’inauguration du nouvel équipement du Théâtre 95, destiné de fait à toute l’agglomération.

Le Théâtre 95 profitera de sa saison en partie hors les murs pour mettre en place la construction de « monuments éphémères » et participera de la sorte au rayonnement de l’art dans les villes composant Cergy- Pontoise. Le calligraphe Abdallah Akar et des associations locales réaliseront dans le cadre de ce projet différents types d’installations : peintures murales, parterre floral, sculptures, etc. Douze monuments réalisés à partir de douze phrases ou citations sur l’art ou le théâtre, en douze langues, pour figurer de manière visuelle la dimension universelle de l’art.

 

Le Théâtre 95 a naturellement choisi pour cette réalisation la calligraphie puisque la vocation de ce lieu, dirigé par un auteur, a toujours été le soutien et la défense des écritures contemporaines. L’idée est donc de mettre les mots, et toute leur beauté visuelle et plastique latentes, au centre de ce projet ; de rappeler comment leur simple aspect peut stimuler l’imaginaire de chacun. Ces fresques pourront être des citations, des répliques ou des versets. D’inspirations diverses, elles constitueront ensemble une sorte d’hommage au théâtre et à l’art de manière plus large. Des acteurs inaugureront chacun de ces monuments éphémères en interprétant un texte rattaché à la citation qu’il illustre, dessinant ainsi un lien vivant entre leur dimension plastique et l’art théâtral.



“La culture est l'âme de la démocratie.” Lionel Jospin