Le Terrier
L’AUTEUR
Franz Kafka écrivain pragois de langue allemande, surtout connu pour Le Procès, Le Château et La Métamorphose, laisse une oeuvre vaste, caractérisée par une atmosphère cauchemardesque, sinistre, où la bureaucratie et la société impersonnelle ont de plus en plus de prise sur l'individu. L'oeuvre de Kafka est vue comme symbole de l'homme déraciné des temps modernes.
La Compagnie Propos est fondée en 1991 par Denis Plassard, un an après la création de son premier solo, Propos, auquel la compagnie doit son nom. La création de nouvelles chorégraphies (29 en 18 ans) et la diffusion de pièces du répertoire constituent le coeur de ses activités. Variées dans la forme, les chorégraphies de Denis Plassard rassemblent danseurs contemporains et artistes de différents horizons (comédiens, danseurs hip-hop, circassiens, musiciens). Parallèlement, la compagnie poursuit d’autres aventures chorégraphiques singulières : bals, ateliers, stages, création avec des amateurs... qui traduisent l’envie de partager une danse accessible à tous.
Mercredi 10, vendredi 12
et samedi 13 novembre 21h
De Franz Kafka
Mise en scène Denis Plassard
Cette nouvelle inachevée de Kafka traite des démarches désespérées qu’entreprend un narrateur mi-animal mi-humain pour se construire une demeure parfaite, qui l’aiderait à se protéger de ses ennemis invisibles.
Ici, un couple vit dans un terrier, une sorte de bunker souterrain, qu’il a construit pour se protéger du monde extérieur. Ils recherchent, sans jamais l’atteindre, la tranquillité que seule leur apporterait une sécurité totale et illusoire. Chaque événement est prétexte à de nouvelles organisations stratégiques. C’est avec mon regard de chorégraphe que j’ai abordé cette mise en scène. La superposition du texte et du mouvement, leurs éventuelles confrontations, participent pleinement au propos. L’engagement physique des deux personnages dans cet univers singulier, rend palpable la montée de l’angoisse et du délire paranoïaque. Ce texte de Kafka résonne particulièrement aujourd’hui quand on le confronte à la réalité. La peur de l’autre est ici un thème, qui comme un leitmotiv musical, revient constamment, se développe et s’amplifie jusqu’au délire. Dix ans après sa création, « Le Terrier » a encore des choses à nous dire…
Denis Plassard - Mars 2009
Le spectacle et la presse
« Rarement l’alliage entre le théâtre et la danse n’aura été aussi efficace et opportun. La moelle du texte de Kafka devient visible et palpable sans jamais sombrer dans l’explication ou l’illustration. (…) Ce « Terrier » de Plassard est, de bout en bout, un bonheur d’intelligence scénique. »
Jean-Emmanuel Denave, Le Petit Bulletin, janvier 2010
« Si le texte est délirant, fantasque et multiple, la danse est paranoïaque, faite de mouvements retenus, de rejets brutaux, de tensions non résolues. C’est la danse qui fait sortir ce texte de l’anecdote pour lui donner sa portée. Par la danse, le terrier est en chacun. »
Philippe Verrièle, Les saisons de la danse, octobre 1998
Le Terrier
envoyé par Theatre95. - Futurs lauréats du Sundance.
