À PARTIR DE 14 ANS
/ Avec
Nathalie Akoun
/ Production
La Compagnie des
Madones
Une histoire de clés
jeudi 26, vendredi 27
et samedi 28 novembre 2009 à 21h
De Nathalie Akoun
Mise en scène Olivier Cruveiller
La parole qu’il nous est donné d’entendre est celle d’une femme emmurée vive dans son labyrinthe intérieur. Auditeurs furtifs de ce maelström intime, nous savons dès le début que tout est joué d’avance, que le flux ininterrompu des mots dessine jusqu’à la quasi-asphyxie la chronique et l’écho d’un désastre déjà advenu et maintes fois rejoué dans le but illusoire d’en déjouer la réalité.
La face publique du drame est de l’ordre du fait de société — quelques lignes dans la presse régionale : une mère de famille nombreuse élevant seule ses enfants, lumineuse et démente, enfantine et désespérée, dévouée mais débordée par le comportement de plus en plus incontrôlable de son fils aîné, perd pied. Entre le rire et l’effroi, Une histoire de clés nous parle de la face obscure du drame et fouille au coeur de l’humain, non pas pour contester une quelconque culpabilité, mais pour mettre en lumière ce qui constitue le véritable scandale de cette histoire : l’amour ne conjure aucunement le malheur, bien au contraire, mais semble l’engendrer et l’alimenter. Il y a du tragique dans cette drôle et poignante confession, inextricable entrelacs de lucidité et d’aveuglement, qui finit par désavouer le réel, faute de parvenir à en percer l’énigme.
LE SPECTACLE ET LA PRESSE
«Venez découvrir un vrai écrivain et applaudir un diamant noir.»
Jérôme GARCIN - Nouvel Observateur – Décembre 2005
«Sanglée dans son imperméable beige, perchée sur ses hauts talons compensés d’été, cette jolie mère-là, blonde et fragile, telle une Médée midinette, nous envoûte et nous hypnotise.»
Fabienne PASCAUD - Télérama – Décembre 2005
«Sous des aspects de fait divers, une histoire de clés est le portrait d’une anonyme contemporaine, pétrie de contradictions. Nathalie Akoun : lucide et paumée, responsable et impulsive, fragile et forte.»
Gilles RENAULT - Libération – Décembre 2005
«Nathalie Akoun, beau timbre touchant, précision de la moindre inflexion, gestes harmonieux, beau regard, gravité de tout l’être et légèreté d’enfant, donne à cette femme une présence bouleversante et énigmatique.»
Armelle HELIOT – Le Figaro – Décembre 2005
Nathalie Akoun s’est formée au métier de comédienne à l’École du Théâtre national de Chaillot puis au Conservatoire nationale supérieur d’Art dramatique de Paris dans les classes de Viviane Théophilidès, Jean-Pierre Vincent et Gérard Desarthe. Elle joue ensuite sous la direction, entre autres, de Daniel Mesguich, Jean-Louis Thamin, Viviane Théophilidès, Bernard Sobel, et Pierre Ascaride. Elle a également travaillé au cinéma et à la télévision. En tant que metteur en scène, elle a monté ses propres pièces (Les Madones, Charlette en quête de lendemain), ainsi que Chambres de Philippe Minyana et Les Travaux et les Jours de Michel Vinaver. En 2004, elle monte avec Olivier Cruveiller la Compagnie des Madones.
Après une formation d’acteur à l’École nationale supérieure des Arts et techniques du théâtre puis au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique de Paris dans les classes de Pierre Vial et de Gérard Desarthe, Olivier Cruveiller a joué sous la direction, entre autres, de Philippe Adrien, Bernard Sobel, Jean Jourdheuil, Antoine Vitez, Jean-Pierre Vincent, Gildas Bourdet et Stéphane Braunschweig. En 2002 et 2003, il a joué dans Le Quatuor d’Alexandrie de Lawrence Durrell, mis en scène par Stuart Seide, et en 2004 dans La Cerisaie de Tchekhov, monté par Georges Lavaudant. Au cinéma, il a tourné principalement avec Jacques Rivette, Claude Lelouch, Nicole Garcia, Bertrand Tavernier et Olivier Assayas.
