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TOUT PUBLIC
/ Avec

Dominique Moaty,

soprano

Jean Horreaux,

guitariste

/ Production

Zorongo Festival

Don Quijote

Chants d'Espagne

jeudi 11 mars 2010 à 14h30 et 21h,
vendredi 12 mars 2010 à 10h et 14h30

Mise en scène Luis F. Jiménez

La voix, la guitare. Voilà sans conteste les deux acteurs principaux de la musique espagnole. De cette musique qui, plus qu’aucune autre, a su «chanter dans son arbre généalogique», selon le mot de Cocteau, en venant s’irriguer tout au long des siècles aux sources de sa musique traditionnelle. Là, en effet, le dialogue entre musique populaire et musique savante ne s’est jamais interrompu, les compositeurs ne cessant de nourrir leur imaginaire aux racines du «cante jondo» (chant profond), ce chant primitif andalou, puis du « cante flamenco » et des danses issues du folklore. Ici, le chant et la guitare témoignent d’un lien indissoluble et tiennent lieu de fil d’Ariane, du XVIe siècle à nos jours, pour qui veut tracer le portrait musical d’une Espagne riche de couleurs et de contrastes. Contrastes d’une voix tour à tour âpre et sensuelle et des cordes d’une guitare qui fait « pleurer les songes » mais où «passent de noirs chevaux et des hommessinistres» (Federico Garcia Lorca). Avec les «Romances» et les «Villancicos» du Siècle d’Or apparaissent les premières monodies lyriques profanes et religieuses pour voix, avec accompagnement entièrement noté de Vihuela, l’ancêtre espagnol de la guitare. Les «Séguidillas» de Sor, puis les «Tonadillas» de Granados et plus près de nous les «Villancicos» de Rodrigo nous entraînent vers une Espagne galante et colorée. Avec Lorca au XXe siècle, le chant populaire trouve un nouveau souffle, tandis qu’avec le basque Ibarrondo, la voix et la guitare vont renouer, dans une écriture d’aujourd’hui, avec les accents rauques, violents et tragiques de l’Espagne des «cantaores».

 

LE METTEUR EN SCÈNE

Luis F. Jiménez est espagnol. Venu à Paris pour y étudier le théâtre, formé par Jacques Lecoq, Philippe Gautier et Monika Pagneux, il se tourne vers la Sorbonne pour y faire une licence d’études théâtrales. Il fonde par la suite le groupe Zorongo pour la production et la diffusion d’oeuvres théâtrales hispaniques. Il a ainsi mis en scène de nombreuses pièces. Il partage également son expérience théâtrale en animant des stages en Colombie, en Bolivie, en Espagne, aux États-Unis et au Burkina-Faso. Pour faire connaître le théâtre et la culture espagnole, Luis F. Jiménez a créé le festival Don Quijote à Paris, ainsi que la programmation Flamenco du Théâtre national de Chaillot.



❝ Il est plus utile de tuer des moustiques que de faire l’amour. ❞ Mao Tsé-Toung