Sens unique - extraits de presse
LE FIGARO décembre 1997
Sans donner de leçon mais en pointant ce que l’espèce humaine (nous donc, hélas ! ) est devenue, Joël Dragutin signe une tragi-comédie euphorique, bénéfique aux esprits.
LE PARISIEN décembre 1997 Martine PESEZ
Choc des cultures, des classes sociales, des modes de vie, des modes de pensée... Le Théâtre 95 met en scène quatorze personnages cyniques, drôles, émouvants, désespérés ou cinglés, évoluant entre rêve et cauchemar, entre comédie et tragédie.
TELERAMA décembre 1997 Emanuelle BOUCHER
Le décor est rose, mais l’univers décrit ne l’est pas... les quatorze personnages qui errent sur la scène sont vrillés par la crise...L’ironie en est tranchante et salvatrice.
LIBERATION décembre 1997 A. DREYFUS
Joël Dragutin collecte et stocke les idiomes de toutes les tribus contemporaines. Il mélange le tout et en fait la matière d’une saga théâtrale dont l’état le plus récent a pour nom Sens Unique... on ne sort pourtant pas intact de cette démonstration sur les méfaits d’une économie d’échange qui fait honneur à sa définition en faisant bien l’économie de tout échange.
REFORME décembre 1997 Pierre DAVID
Pensée unique conduisant à une impasse, nous montre la pièce sans choir dans les pièges du théâtre militant et de son manichéisme.Montant d’un univers tout rose, celui d’une sous-culture kitsch, publicitaire et "dysneyfiée", cet apocalyptique mélange de polyphonie et de ritournelle....
L’HUMANITE décembre 1997 Jean Pierre LEONARDINI
Quatorze acteurs personnages se croisent et se recroisent sans cesse, en moulinant du discours, dans une apparence de grotte percée de fenêtres ...ou de meurtrières , qui pourrait être un décor de plateau de télévision ou la caverne de Platon. Gens sans travail, cadres prônant le libéralisme, journaliste en mal de scoop, politicien cherchant le parler vrai, grande bourgeoisie caritative, hôtesse d’accueil emplie de slogans publicitaires, étudiante révoltée etc.. Chacun en prend pour son grade, dans le dégueulis d’une langue de bois aux échardes sarcastiques. Le résultat est féroce. Donc, au fond , réjouissant.
LE JOURNAL DU DIMANCHE décembre 1997
Sens Unique, à travers quatorze protagonistes, nous parlent de nous, de notre société hédoniste, tristement individualiste du règne de chacun-pour-soi qui débouche souvent sur les extrêmes les plus réducteurs (du nationalisme à l’intégrisme, bref, de cettte fin de siècle en forme de débandade. Drôle, acide, caustique, Sen Unique est un divertissement qui va dans la bonne direction, en suscitant à tout moment la réflexion la plus bénéfique.
LE MONDE DE L’EDUCATION _ Le théâtre autrement, mettre en évidence que l’on peut faire du théâtre un acte social, critique et politique tout en lui conservant sa dimension ludique et artistique est le projet qui préside à la programation du Théâtre 95. Sens Unique, pièce écrite et mise en scène par Joël Dragutin, dénonce ainsi les méfaits d’une sous-culture et d’une pensée unique de masse qui, à force de simplification, lobotomise le citoyen qui sommeille en chaque homme ;
VERSO Janvier 1998 Pierre DAVID
Le théâtre critique de Joël Dragutin procède plus de Baudrillard et Debord que de Marx. Ce qu’il nous montre, dans les pièces qu’il écrit et met en scène, c’est bien le "spectaculaire intégré" (Debord) d’un système totalitaire d’illusions, fondé sur l’omnipotence médiatique et publicitaire Cette tragi-comédie-ballet fonctionne comme un gigantesque "clip".....Sens Unique peut se percevoir comme l’exemple d’un théâtre à la fois en prise directe avec son temps, et en offrant une métaphore onirique, voire psychotique, par cette recréation délirante et surréaliste.
LE MONDE DE L’EDUCATION Juin 1997 Olivier DUTREUIL
Joël Dragutin ne parle pas la langue de bois. Il la travaille en ébéniste. Depuis treize ans, à la tête du Théâtre 95 à Cergy-Pontoise, il fait son miel des discours creux de la société libérale en les poussant jusqu’à l’absurde. Ruptures, téléscopages, humour et transgressions viennent heureusement ouvrir quelques fenêtres dans ce que Dragutin nomme les "tragi-comédies" qui décrivent un présent pas très rose et les présages d’un avenir franchement noir.

