
avec
Sophie Affholder
Jean-Claude Bonnifait
Diane Calma
Roger Cornillac
Christophe Labas-Lafite
Alexandre Morand
Véronique Ruggia
Administration de production Silvia Mammano
assistante à la mise en scène
Édith Félix
coréalisation des films et montage
Julie Simonney
création lumière Jean-Yves Courcoux création son Laurent Sassi costumes Gabrielle Mutel régie générale Frédéric Bellet
Le spectacle
est le capital
à un tel
degré d’accumulation
qu’il devient
image.
Guy Debord
coproduction Sélectron libre, Compagnie La nuit remue, Théâtre du Hangar (compagnie Jacques Bioulès)/Centre d’art et de recherche de Montpellier
Nous tournons en rond dans la nuit
et nous sommes dévorés par le feu
Pièce pamphlétaire pour trois films et sept acteurs
d’après l’oeuvre critique et cinématographique
de Guy Debord
conception, réalisation et mise en scène David Ayala
Que dirait Guy Debord de notre monde s’il revenait
parmi nous ? À n’en pas douter, une fois passés l’écoeurement,
l’effroi et l’infinie tristesse qui l’accableraient un
moment, il retrouverait vite sa virulence et sa pertinence.
Car il reste le critique le plus radical de cette
fameuse « société du spectacle » qu’il a si bien su décrire
et dont il a démonté, mieux que quiconque, tous les sordides
et pernicieux rouages. Pour nous, la génération
qui ne l’a pas connu au moment où ses écrits révolutionnaient
littéralement la société, il est l’homme qui a
librement écrit les ouvrages les plus redoutables et les
plus inquiétants de la seconde moitié du XXe siècle.
David Ayala
Guy Debord
« Qui fut réellement cet homme qui fit couler
beaucoup d’encre ? J’ai l’impression qu’un seul
mot résume au final sa trajectoire inclassable :
le dépassement.
Debord fut l’homme du dépassement de l’art. Il
effectua ensuite le dépassement du cinéma.
Plus tard il dépassa le marxisme et l’anarchisme.
En parallèle, il dépassa le couple, puis
l’amour. Il lui fallut enfin dépasser la douleur,
avant de procéder à l’ultime entreprise : celle du
dépassement de la vie. »
Christophe Bourseiller, Vie et mort de Guy Debord