théâtre 95direction Joël Dragutin

cycle Penser peut-il encore changer le monde ?

Pierre Larrouturou
conférence-débat - 12 mars
mercredi 12 mars
mercredi 12 21h00

Changer le pansement
ou penser le changement ?

P. Larrouturou

Peut-on proposer une alternative réelle
au libéralisme ?

Pierre Larrouturou est l’auteur de :
Ça ne peut plus durer !, Seuil, 1994
Du temps pour vivre, Flammarion, 1996
Les 35 heures, le double piège, Belfond, 1998 (rééd. La Découverte, 1999)
La gauche est morte, vive la gauche !, Presses de la Renaissance, 2001
Urgence sociale, changer le pansement ou penser le changement ?, Ramsay, 2006.

Pierre Larrouturou
Ingénieur agronome et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Pierre Larrouturou s’est fait connaître du public vers le début des années 1990, en abordant le thème du partage du temps de travail. Son calcul, sur la base d’une durée hebodmadaire du travail de trente-deux heures, prévoit alors que jusqu’à deux millions d’emplois peuvent être créés. La droite au pouvoir propose sous son influence une législation non contraignante basée sur le volontariat des entreprises : c’est la loi Robien. Il est proche cependant du Parti socialiste et ses idées sur la réduction du temps de travail seront reprises, adaptées et appliquées dans une moindre mesure par les lois Aubry.
Mais, dès 1994, avant même la promulgation de ces lois, il estime : « [Avec les trente-cinq heures], on n’aura pas l’effet de masse critique nécessaire. L’effet sur l’emploi va être faible, ça va coûter très cher. On n’aura pas les évolutions qualitatives nécessaires dans le rapport au travail. Des milliers de salariés vont être frustrés… » En décembre 1999, il prévoit : « La deuxième loi Aubry n’endiguera pas le chômage, n’améliorera pas la vie des salariés et risque de faire perdre à la gauche les élections de 2002. » Il tente donc, avec le slogan « Ne votez pas pour moi, mais écoutez ce que j’ai à dire », de se présenter lui-même à l’élection présidentielle, mais il ne recueille pas les cinq cents signatures indispensables. Après la défaite de 2002, il se rapproche à nouveau du Parti socialiste et, en octobre 2004, il coécrit avec Michel Rocard un article dans Le Nouvel Observateur où il maintient qu’un passage rapide et brutal aux trente-deux heures peut faire baisser le chômage. Il a fondé le mouvement Nouvelle Donne, qui propose un nouveau contrat social, pour donner davantage la parole aux citoyens.


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