
Plus personne,
ou
presque, ne
croit que
changer la
vie des
autres est
important
pour soi.
Jacques Attali
Parmi les ouvrages de J. Attali :
Verbatim I, II, III , Lgf, 1986, 1997, 1998
La Vie éternelle (roman), Fayard, 1989
Économie de l’apocalypse. Trafic et prolifération nucléaire , Fayard, 1995
Pour un modèle européen d’enseignement supérieur , Stock, 1998
Dictionnaire du XXIe siècle, Fayard, 1998
Fraternités : Une nouvelle utopie , Fayard, 1999
La Figure de Fraser, Fayard, 2001
Les Juifs, le Monde et l’Argent , Fayard, 2002
La Voie humaine , Fayard, 2004
Une brève histoire de l’avenir , Fayard, 2006
Jacques Attali
Haut fonctionnaire, conseiller politique, romancier, intellectuel,
Jacques Attali présente l’ultime figure de l’honnête
homme de la Renaissance. Proche des puissants
mais contestataire de l’ordre établi, sa vie et son oeuvre
se nourrissent l’une de l’autre et composent un tableau
flamboyant. Major de sa promotion à Polytechnique,
docteur ès Sciences économiques, ingénieur des Mines,
diplômé de l’I.E.P. de Paris et de l’E.N.A. dont il sort troisième
de sa promotion en 1970, il rencontre lors de ses
brillantes études tous les futurs hauts fonctionnaires et
politiques qui construiront la France de la fin du XXe
siècle.
Conseiller d’État et professeur d’économie dans les plus
prestigieuses universités, il fonde en 1979 l’O.N.G. Action
contre la faim. Proche de François Mitterrand dès 1973,
leur collaboration sera durable et féconde : en 1981, il
deviendra son conseiller spécial à l’Élysée. En 1990, il
quitte l’Élysée et crée la B.E.R.D., seule institution consacrée
à l’Europe de l’Est après la chute du mur de Berlin,
dont il devient le premier président. Il a récemment
fondé PlaNet Finances, une organisation internationale
qui vise à lutter contre la pauvreté en prêtant aux plus
pauvres les moyens de financer leur propre travail, sans
exiger deux d’autre garantie que leur parole.
Pour Jacques Attali, le capitalisme et le marché traversent
aujourd’hui une transformation radicale. Dans
ses derniers ouvrages et articles, il démontre que « le
marché est une forme suicidaire d’organisation de la
liberté dans le sens où le marché suicide la liberté en
organisant la surveillance (…) le marché est un mécanisme
d’autodictature ». C’est pourquoi, il mise sur le
renforcement des formes d’organisations citoyennes,
comme les O.N.G. par exemple, ou comme certains
collectifs d’artistes ou de chercheurs, où le marché est
tenu à distance et où l’échange altruiste est privilégié.