théâtre 95direction Joël Dragutin


Des traces d’absence sur le chemin
théâtre - 5 > 11 décembre
du mercredi 5 décembre
au mardi 11 décembre

mercredi 5 20h30
jeudi 6 19h30
vendredi 7 20h30
lundi 10 20h30
mardi 11 20h30

avec
Marilu Bisciglia
Evelyne Bork
Serge Dupuy
Loïc Houdre
Mélodie Marcq
Philippe Risler
Daniel SchrÖpfer
Tania Torrens

scénographie
Nicolas Simonin
musique originale
Krishna Lévy

Il faut aussi se souvenir de celui qui oublie où mène le chemin.
HÉRACLITE

production
Théâtre de l’Union/C.D.N. de Limoges
Centre culturel de Terrasson
L’Odyssée/Théâtre de Périgueux
Les Quatre Saisons/Gradignan
Théâtre Ducourneau/Agen
L’Aire libre/Saint-Jacques-de-la-Lande
Centre des bords de marne/Le Perreux
avec l’aide à la création de la D.M.D.T.S.
et l’aide à la production dramatique du ministère de la Culture et de la Communication

de Françoise du Chaxel
mise en scène Sylvie Ollivier

C’est en 2004 au Théâtre 95, dans le cadre de ce qui s’appelait à l’époque les Nouvelles écritures scéniques que Sylvie Ollivier a découvert Des traces d’absence sur le cheminde Françoise du Chaxel. Cette rencontre aboutit aujourd’hui, sur la scène du Théâtre des Arts, à un spectacle en demi-teinte, plein de subtile pudeur et d’émotions silencieuses. La pièce évoque, par un soir de réveillon de notre début de siècle, des retrouvailles entre amis perdus de vue. Leurs souvenirs dessinent, devant les habitants assemblés en un choeur, la trame d’existences ordinaires, à la ville ou au village, à la ferme ou au café. La suggestion et l’humour donnent ainsi à voir la beauté tragique de la vie.

Françoise du Chaxel
Après quelques années dans l’enseignement, un travail de recherche sur Eugène O’Neill lui a fait pénétrer le monde du théâtre. Du théâtre écrit, objet d’études universitaires, elle est passée au théâtre qui se joue, le vrai, d’abord comme spectatrice et bientôt comme spectatrice professionnelle, puisqu’elle n’a plus jamais, depuis 1976, cessé d’occuper diverses fonctions dans de nombreux théâtres. « Tout au long de ce parcours j’ai côtoyé des auteurs, des écritures, analysé des textes et des spectacles. Je pensais ne jamais écrire pour le théâtre qui me semblait être la forme la plus mystérieuse d’écriture. Et puis, un jour, je n’ai pu garder pour moi des mots qui me trottaient dans la tête. Un texte est né. (…) C’était Un goût de pierre dans la bouche (1987). D’autres textes ont suivi. (…) Pour moi, l’écriture n’est pas à côté du réel, elle y est mêlée et elle naît de lui. »