
avec
Michael Batz
Wladimir Beltran
Agnès Fustagueras i Puig
Léo Mélo
Antonio Portanet
Victor Quezada-Perez
Kahena Saïghi
Nadine Servan
Marti Soler Gimbernat
Diane Vaicle
traduction
Claude Demarigny
collaboration artistique
Valérie Suner
scénographie
Michael Batz et Florence Plaçais
lumière
Romuald Lesné
direction musicale
Léo Mélo
costumes
Rachel Marcus
régie générale
Stéphanie Correia
Un poète mort n’écrit
plus. D’où
l’importance
de rester
vivant.
M. HOUELLEBECQ
un spectacle de
La compagnie Yorick
de Federico Garcia Lorca
prologue, épilogue et mise en scène Michael Batz
Federico Garcia Lorca était en train de travailler sur cette Comédie sans titre quand la guerre civile a éclaté. Il n’avait pas terminé ce travail quand, quelques semaines plus tard, il a été arrêté et a disparu, fusillé par les fascistes à l’aube du 19 août 1936. La pièce a été interdite pendant toute l’époque de Franco. Elle fut finalement publiée pour la première fois en 1978. Encore aujourd’hui, c’est une pièce rarement montée. Peu de temps avant sa mort, Lorca a parlé de Comédie sans titre dans un entretien avec un journal : « J’ai cette nouvelle pièce… Une pièce sociale… dans laquelle le public et les gens de la rue jouent un rôle ; une révolution éclate et le théâtre est pris de force. » Le début de la pièce rappelle Pirandello : un auteur a décidé d’annuler la représentation pour confronter les spectateurs à la problématique du théâtre. Mais la pièce devient très vite beaucoup plus que cela, une tentative esthétique proprement révolutionnaire, qui met la question de la réalité au coeur de la création poétique.
Federico Garcia Lorca
Un inventeur, un homme à part : tel apparaît cet
artiste chargé d’amis et que le succès n’a pas
boudé. Il ne s’est pourtant pas abîmé dans la relation
avec ses compagnons de la « génération des
27 » pas plus qu’il n’a voulu partager la révolution
surréaliste qu’il a croisée. Il a créé une oeuvre
singulière parce qu’il fut, au-delà des collaborations,
un homme esseulé, homosexuel sur une
terre de machisme, créateur multiple dans un
monde d’artistes enfermés dans leur discipline.
Jean-François Fogel, Le Magazine littéraire